Les temps de structuration de la névrose obsessionnelle

Liliane Fainsilber

A propos de ces trois temps ou étapes du symptôme de Ernst : obsession, sanction, commandement, j'ai repris ce que Freud décrivait de la structuration de la névrose obsessionnelle dans son texte " Remarques sur les neuro-psychoses de défense et ses "Nouvelles remarques sur les neuro-psychoses de défense ". C'est dans l'ouvrage de Freud " Névrose, psychose et perversion " PUF.

Dans le premier texte, Freud commence surtout par dissocier ce qu'il en est de la structure de l'hystérie et de la N.O.

Quand une rerpésentation est inconciliable avec le moi au lieu que l'affect aille se fixer dans la corporel, pour former un symptôme hystérique, elle reste dans le domaine psychique, dans le monde des idées. " La représentation reste dans le conscient " mais comme elle est détachée de son affect, elle reste en quelque sorte indifférente et surtout " à part de toutes les associations ". Par contre l'affect lui vient se fixer " par une fausse connexion " vient se fixer sur une autre représentation qui devient une " représention obsédante ".
Parmi les obsessions, il y a soit des affects obsédants, soit des " représentations obsédantes ".
Ce qui fait que je me pose la question de savoir si l'obsession d'Ernst, sa crainte qu'il n'arrive quelque chose à sa dame et à son père " n'est pas du registre de l'affect sous la forme de la crainte.
Autrement dit au lieu de s'obnubiler sur ce supplice des rats, comme étant son obsession, peut-être l'important est-il la crainte qu'il en éprouvait.

Dans les nouvelles remarques il accentue la mise en place de la structure de cette névrose.

Il y a d'abord cette phrase qui pose bien le problème " les obsessions sont invariablement des reproches transformés faisant retour hors du refoulement, et se rapportant à une action sexuelle de l'enfance accomplie avec plaisir ".

Ce reproche est tout d'abord énergiquement refoulé par ce que Freud appelle " un symptôme primaire de défense ". il décrit sous ce terme " scrupulosité, honte, méfiance de soi-même ". C'est selon Freud, " une période de santé apparente mais en fait de défense réussie ". le moi maitrise la situation.

La période d'éclosion dela névrose est donc celle ou ces souvenirs refoulés et ces reproches font retour par " échec de la la défense ".
Les affects et les représentations obsédantes sont des formations de compromis entre les forces refoulées et les forces refoulantes. Mais c'est le mécanisme de tout symptôme aussi bien ceux de l'hystérie que ceux de la phobie.

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